Les ministres des Affaires européennes des États membres de l’UE ont fait le point, mardi 23 novembre, sur les relations avec le Royaume-Uni et les discussions actuellement en cours sur le protocole pour l’Irlande et l’Irlande du Nord. Ils ont renouvelé, à cette occasion, leur confiance envers le vice-président, Maroš Šefčovič, et conforté sa démarche de recherche de solutions pragmatiques.
Lors d’un point de presse, ce dernier s’est félicité de ce « fort soutien » et de « l’unité » autour de la table. Il a aussi réitéré l’importance des négociations en cours sur le protocole, avec une nouvelle semaine « cruciale » avec Londres pour obtenir des résultats sur les médicaments. Le vice-président espère qu'un accord sur les règles assouplissant les autorisations de mises sur le marché des médicaments pour la province d’Irlande du Nord pourra être annoncé dès le 26 novembre à Londres, quand il rencontrera le ministre David Frost.
De nombreux États membres sont intervenus mardi, selon une source, voulant notamment souligner le changement de ton du gouvernement britannique, mais demandant aussi à voir des résultats concrets. Ils ont considéré que les propositions d’assouplissement faites par la Commission le 13 octobre constituaient la meilleure réponse aux difficultés observées en Irlande du Nord.
La Commission et les États membres ont aussi souhaité que les négociations continuent sur la pêche et les licences manquantes, le ton de la réunion, selon cette source, n’étant pas à préparer des mesures de rétorsion, mais à se concentrer sur le travail en cours.
En arrivant à Bruxelles, le secrétaire d’État allemand aux Affaires européennes, Michael Roth, avait indiqué que ces échanges sur l’Irlande du Nord ne sont « pas un jeu » et avait invité Londres à redevenir sérieux en cessant de batailler sans fin sur le protocole négocié pendant des années.
« Nous voulons travailler ensemble en partenariat et en amitié. Nous ne voulons pas nous disputer en permanence sur ce que nous avons réellement convenu », a-t-il déclaré alors que le gouvernement britannique menace régulièrement de suspendre l’application du protocole en activant son article 16.
De son côté, en arrivant à Bruxelles, l’Irlandais Thomas Byrne s’est réjoui de la « solidarité » que lui témoignent ses collègues dans ce dossier. (Solenn Paulic)