Les partis allemands social-démocrate (SPD), écologiste (die Grünen) et libéral (FDP) ont posé, vendredi 15 octobre, les jalons d'un nouveau gouvernement avec à sa tête le social-démocrate Olaf Scholz, qui, en cas d'accord définitif, renverrait les chrétiens-démocrates dans l'opposition politique.
Sur le volet 'politique étrangère', les trois partis souhaitent accroître la « souveraineté stratégique » de l'Union européenne, notamment via une plus grande coopération entre armées européennes. La relation transatlantique doit néanmoins, selon eux, rester un pilier central de l'action extérieure de l'Allemagne et l'OTAN demeurer indispensable pour la sécurité du pays.
Les trois partis soulignent également l'importance pour l'UE de protéger « ses valeurs et l'État de droit tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières ».
Est également mise en avant la nécessité d'investir pour stimuler les transitions écologique et numérique. Mais les trois forces politiques conviennent d'appliquer à nouveau le frein à l'endettement budgétaire actuellement gelé pour affronter la pandémie de Covid-19 et relancer l'économie allemande.
Nous voulons que l'Europe connaisse « une croissance économique forte, sur la base de finances publiques saines et durables », indiquent les trois partis. « Le Pacte de stabilité et de croissance a prouvé sa flexibilité », ajoutent-ils, alors que la Commission relance la réflexion sur l'avenir des règles budgétaires, mardi 19 octobre.
Autre mesure phare annoncée : l'augmentation en 2022 du salaire minimum horaire de 9,6 à 12 euros.
Voir l'accord tripartite : https://bit.ly/2XdOw3w (Mathieu Bion)