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Bulletin Quotidien Europe N° 12812
POLITIQUES SECTORIELLES / BiodiversitÉ

COP15, l'UE salue la 'Déclaration de Kunming' comme un point de départ pour négocier un cadre mondial post-2020 ambitieux

L'UE salue comme une étape importante la 'Déclaration de Kunming', adoptée mercredi 13 octobre, pour consigner les engagements politiques des participants à l'intersession de négociations internationales sur la biodiversité mondiale (COP15, première partie en ligne).

Non contraignante, cette déclaration intitulée 'Civilisation écologique - construire un avenir partagé pour toute forme de vie sur terre' fixe des ambitions générales pour la protection de la biodiversité (EUROPE 12809/6).

« Nous saluons l'engagement politique exprimé dans la déclaration de Kunming, qui constitue un bon point de départ vers le cadre mondial ambitieux et transformateur pour la biodiversité post-2020 que nous devons obtenir lors de la 2e partie de la conférence des Nations unies », a déclaré le commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, qui représentait l'UE.

À l'ouverture de la session, il avait prévenu qu'« une approche fondée sur le plus petit dénominateur commun ne sera pas suffisante ».

L'UE défend notamment : - des objectifs, des jalons et des cibles ambitieux, mesurables et limités dans le temps, qui viseront à ce que tous les écosystèmes de la planète soient restaurés, résilients et protégés de manière adéquate d'ici 2050 ; - un objectif de protection d'au moins 30% des terres et des océans de la planète d'ici à 2030, complété par des objectifs visant à lutter contre les facteurs directs et indirects de perte de biodiversité et à garantir une utilisation durable des ressources naturelles ; - des dispositions opérationnelles pour mobiliser des financements et d'autres moyens de mise en œuvre.

Le représentant chinois s'est félicité des « nombreux soutiens à un cadre post-2020 ambitieux et pratique » ainsi qu'à la Déclaration de Kunming.

Greenpeace international, en revanche, a déploré l'absence de nouveaux engagements pour la mise en œuvre. « Les engagements vagues qui manquent de responsabilité ne constituent guère un progrès par rapport aux objectifs d'Aichi de 2010. Il est urgent de redoubler d'ambition d'ici la session du printemps 2022, avant qu'il ne soit trop tard. », a estimé An Lambrechts de cette ONG. (Aminata Niang)

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