Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont été nombreux à insister sur le besoin de garantir la sécurité de l’approvisionnement alimentaire, lors d’un débat, mardi 12 octobre à Luxembourg, sur la contribution des secteurs agricole et forestier au nouveau paquet ‘Fit for 55’.
Un certain nombre de délégations ont également demandé qu'une analyse d'impact du ‘paquet climat’ soit réalisée.
Jože Podgoršek, le ministre slovène de l’Agriculture, président en exercice du Conseil de l’UE, a souligné que l’agriculture et les forêts peuvent aussi contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et jouer le rôle de puits de carbone. Certains États membres ont évoqué le « risque » découlant des mesures prévues dans le ‘paquet climat’ « pour la compétitivité de l’agriculture et de la sylviculture de l’UE et le risque d’augmentation des prix des aliments », a poursuivi le ministre slovène. Le Luxembourg a évoqué une possible « réduction du potentiel de production de 20% », surtout dans le secteur de l'élevage.
La France a insisté sur le besoin de soutenir la transition agroécologique des exploitations agricoles et évoqué la prochaine proposition sur le ‘carbon farming’.
Selon M. Podgoršek, certains pays ont souligné que les capacités de séquestration du carbone par les forêts étaient limitées.
Le paquet 'Fit for 55' a pour objectif de parvenir à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d'au moins 55% d'ici 2030 (par rapport aux niveaux de 1990). Trois propositions ont un lien évident avec l'agriculture et la sylviculture, puisqu'elles impliquent la révision de trois règlements clés : le règlement sur l'utilisation des terres, le changement d'affectation des terres et la foresterie (UTCF), le règlement sur la répartition de l'effort et la directive sur les énergies renouvelables. (Lionel Changeur)