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Bulletin Quotidien Europe N° 12781
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ACTION EXTÉRIEURE / Unrwa

L’agence onusienne a revu les manuels scolaires, assure M. Lazzarini

Philippe Lazzarini, le secrétaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a confirmé, mercredi 1er septembre, que l’agence onusienne avait révisé les manuels scolaires utilisés dans ses écoles à la suite d’allégationd de contenus antisémites (EUROPE 12577/28).

Devant les députés de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, il a dit prendre au sérieux ces allégations et que l’agence avait examiné les livres et entrepris des actions quand de telles allégations étaient confirmées. Selon M. Lazzarini, l’agence a revu 150 manuels scolaires et continue de le faire. « Nous sommes conscients que nous opérons dans un environnement où le risque zéro n’existe pas, mais nous avons une tolérance zéro pour les discours de haine, y compris l’antisémitisme », a-t-il souligné.

Le secrétaire général a expliqué que l’UNRWA était la seule agence de l’ONU avec un responsable de la neutralité. « Nous avons effectué des efforts importants pour la promotion de la neutralité auprès de notre personnel et les obligations qui s’y rattachent. On révise tous les manuels pour chaque passage que l’on identifie et qui ne correspond pas aux valeurs de l’ONU », a-t-il expliqué. Il a précisé avoir identifié plusieurs problèmes, notamment la perception des genres et les incitations à la violence, les discriminations, l’intolérance.

M. Lazzarini a rappelé que l’UNRWA utilisait les manuels des pays d’accueil des réfugiés palestiniens, afin que ces derniers puissent récupérer le système scolaire national à la fin du secondaire, mais que l’agence contrôlait ces livres.

L’agence est en train de « préparer les futurs citoyens de la région », mais, pour cela, elle doit avoir les fonds nécessaires, a ajouté le secrétaire général.

« Pour soutenir les réfugiés, pour qu’ils puissent atteindre leur potentiel, il faudrait une UNRWA plus forte et prévisible, elle a besoin d’un financement suffisant et prévisible », a-t-il ainsi souligné. Rappelant qu’en 2020, l’agence avait évité de peu un écroulement financier, il a précisé que, malgré le retour de la contribution financière des États-Unis, la situation demeurait incertaine et qu’il manquait toujours 100 millions de dollars au budget.

« Le modèle de financement n’est pas durable », a-t-il expliqué. Il a donc espéré que la conférence internationale qui devrait être convoquée dans les prochains mois par la Suède et la Jordanie sera une occasion « de s’écarter d’une gestion à court terme », ajoutant qu’il fallait de la prévisibilité. « L’UNRWA est affaiblie, on ne peut pas répondre aux besoins, les réfugiés palestiniens se sentent laissés pour compte par la communauté internationale », a-t-il regretté. (Camille-Cerise Gessant)

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