La Commission européenne, par la voix de sa porte-parole chargée du Marché intérieur, a indiqué que le processus de nomination du représentant des PME n’était pas encore clôturé, lundi 5 juillet.
Interrogée par EUROPE, Sonya Gospodinova, a expliqué qu’étant donné l’importance du poste, le processus n’était pas encore « finalisé ». Pour autant, elle n’a pas souhaité commenter les inquiétudes du Parlement européen, notamment au sein du groupe du PPE, sur l'opacité de la nomination et le profil du potentiel nominé, à savoir Vazil Hudák.
En effet, ce dernier, peu après sa nomination annoncée par la Commission européenne en même temps que la mise à jour de la stratégie industrielle, avait été nommé comme conseiller spécial auprès du Premier ministre géorgien sur les investissements étrangers (EUROPE 12751/22).
Aucune date n’a été donnée pour l’officialisation d’un nom, mais M. Hudák aurait peu de chances d'être nommé, en raison de certaines réticences du côté du PE, nous a-t-on confié. Le processus reste donc particulièrement lent, étant donné que la fonction a été annoncée il y a bientôt un an et demi.
« La Commission européenne prend la nomination du représentant pour les PME trop à la légère. Pourquoi la Commission a-t-elle besoin de plus d'un an et demi pour choisir une personne compétente pour ce poste ? », s'est demandé Henna Virkkunen (PPE, finlandaise) auprès d'EUROPE.
« Il doit s'agir d'un emploi rémunéré à temps plein, sans aucun conflit d'intérêts, et cette personne doit occuper une position horizontale dans le cabinet du président de la Commission européenne », a martelé Jens Gieseke (PPE, allemand) également auprès d'EUROPE, craignant un emploi à temps partiel. (Pascal Hansens)