Pour marquer le 10e anniversaire de la Convention d’Istanbul contre les violences faites aux femmes et les violences domestiques, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a invité un panel de haut niveau à débattre avec ses membres, mercredi 23 juin dans la matinée.
Y étaient conviés la militante des droits de l’homme Nadia Murad, le Premier ministre belge, Alexander de Croo (à l’initiative d’une coalition de Premiers ministres en faveur de la Convention), la présidente du Sénat roumain, Anca Dana Dragu, la ministre française pour l’Égalité des genres, Élisabeth Moreno, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les violences contre les femmes, Dubravka Šimonović, et la secrétaire général du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić.
« Rien ne nous fera reculer », a déclaré cette dernière.
Face au retrait de la Turquie de la Convention, qui sera officiel le 1er juillet, et aux « idées fausses » véhiculées par certains gouvernements, elle a déclaré que la meilleure réponse était d'« élargir le cercle des États parties ».
Ceux-ci sont 34 à l’heure actuelle, le Liechtenstein ayant officialisé sa ratification le 17 juin dernier.
Les prochaines ratifications, celles de l’Ukraine (signataire en 2011) et du Royaume-Uni (signataire en 2012), ont été annoncées lors des débats.
Quant au Mexique, pays observateur du Conseil de l’Europe, il a annoncé sa signature.
Appel a aussi été fait à une ratification de l’Union européenne, signataire de la Convention en juin 2017. (Véronique Leblanc)