Le commissaire européen à l’Élargissement, Olivér Várhelyi, a souligné, mardi 22 juin dans la soirée, que les progrès dans le domaine de l’État de droit détermineraient le rythme général des négociations d’adhésion du Monténégro à l’UE. Le Monténégro a déjà ouvert tous ses chapitres de négociation d’adhésion.
« Nous avons convenu que la priorité absolue était de remplir les critères de référence provisoires fixés dans les chapitres consacrés à l'État de droit », a-t-il rappelé à l’issue de la première conférence intergouvernementale politique. Il s’agit des chapitres 23 sur l’appareil judiciaire et les droits fondamentaux et 24 sur la justice et les affaires intérieures.
Le commissaire a notamment mis en avant la liberté de la presse, d’expression et des médias, la réforme judiciaire et la lutte contre la corruption au plus haut niveau et le crime organisé.
Selon M. Várhelyi, la conférence a été l’occasion de fournir au Premier ministre monténégrin, Zdravko Krivokapić, des orientations détaillées pour remplir ces critères. De son côté, M. Krivokapić a confirmé que son pays devait concentrer ses efforts sur ces deux chapitres.
« Il est essentiel pour tous les acteurs politiques du Monténégro, qu'il s'agisse du gouvernement, du Parlement ou du pouvoir judiciaire, de transformer cet engagement en résultats tangibles », a prévenu M. Várhelyi. « Si on veut aller au bout des choses, il faudra que le Monténégro fasse preuve d’unité dans le dialogue politique », a ajouté M. Krivokapić.
Selon la secrétaire d’État portugaise Ana Paula Zacarias, au-delà de l’État de droit, les États membres de l’UE ont mis l’accent sur la liberté, la sécurité et la justice, la compétitivité, une croissance inclusive, les interconnexions, l’agenda vert ou encore une économie plus verte et numérique. (Camille-Cerise Gessant)