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Bulletin Quotidien Europe N° 12718
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ACTION EXTÉRIEURE / Suisse

Les États membres veulent que la Commission européenne continue de rechercher des solutions avec Berne, mais mettent en garde contre l'érosion des relations

Les ministres des Affaires européennes de l’UE se sont penchés, mardi 11 mai, sur la relation bilatérale UE-Suisse et le projet d’accord institutionnel en souffrance depuis fin 2018.

À la demande de l’Autriche, les ministres ont eu un échange en ‘point divers’ sur ce dossier et ont été informés par le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič, de l’état des lieux des négociations qui n’avaient pas pu être relancées le 23 avril lors de la visite à Mme von der Leyen du président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin.

Pour M. Šefčovič, cette discussion a été l’occasion de renouveler le soutien des États membres à la stratégie choisie par la Commission de continuer « à chercher des solutions mutuellement acceptables » pour les deux parties.

Le vice-président a souligné que, sans cet accord-cadre, la relation ne ferait « que vieillir et s’éroder » et que les premiers effets de ce statu quo se verraient déjà à travers les accords 'santé' ou l’accord 'électricité', qui ne pourront pas se faire sans accord-cadre.

C’est « pour cela que l’on veut cet accord cohérent et homogène », qui permettra « d’assurer des règles du jeu équitables ». L’UE reste prête « à trouver des solutions » avec la Suisse et cela est possible « avec de la flexibilité » de part et d’autre, a-t-il dit.

Cinq États membres ont pris la parole lors d’une brève discussion, en l’occurrence : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la Slovaquie. Certains États membres ont notamment voulu savoir ce qu’il se passerait en cas d’échec.

« C'est maintenant à nos amis suisses de nous dire s'ils veulent que cet accord prospère. Nous devons rester dans l'équilibre de ce qui a déjà été longuement négocié », avait commenté le matin le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

Son homologue allemand, Michael Roth, a souligné que la relation avec la Suisse « est très importante » pour son pays, notamment « dans la recherche » (via Horizon Europe), mais « celui qui veut participer au marché intérieur doit respecter ses règles ». (Solenn Paulic)

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