Les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne ont soutenu, lundi 26 avril, une révision de la législation sur le bien-être des animaux, notamment lors du transport sur de longues distances (EUROPE 12693/13).
Stella Kyriakides, la commissaire européenne à la Santé, a confirmé que la Commission européenne présenterait, en 2023, une proposition révisant la législation de 2005 sur le bien-être des animaux. Elle a évoqué notamment, comme plusieurs États membres (dont l'Allemagne, la France, les pays scandinaves et la République tchèque), le besoin de revoir et d’harmoniser les règles sur le transport des animaux ou encore l’introduction d’un étiquetage des produits agricoles certifiant le respect du bien-être animal.
La France a estimé que l’amélioration du bien-être animal est un facteur d’avenir des filières animales européennes pour créer de la valeur économique en se différenciant d’autres modes d’élevage à l’extérieur de l’UE. La France a notamment demandé d’inclure les animaux de compagnie dans la stratégie sur le bien-être animal.
Pour l’Italie, il est important de sanctionner les comportements non conformes aux principes en la matière.
La Suède a stigmatisé les lacunes dans le respect des règles sur le transport des animaux vivants.
La République tchèque a préconisé une interdiction d’ici 2030 de l’élevage des poules pondeuses en batterie et une amélioration du bien-être des porcs, « tout en veillant à la compétitivité ».
Étiquetage des denrées contenant des œufs. La délégation allemande a demandé de prévoir un étiquetage obligatoire des produits contenant des œufs (pâtes, mayonnaise), pour indiquer le type de système d'élevage des poules pondeuses.
Plusieurs pays, comme l’Italie, l’Autriche (qui a demandé aussi des normes minimales sur le mode d’élevage des dindes), le Danemark (favorable à la fin de l’élevage des poules en batterie), les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, la Slovaquie ou encore Chypre, ont soutenu cette requête.
La France, de son côté, a réclamé un système harmonisé d’étiquetage. « Tant que nous n’aurons pas une harmonisation complète (y compris pour les produits importés), l’approche ne peut être basée que sur le volontariat », a-t-elle estimé. (Lionel Changeur)