L’UE vient en aide aux autorités indiennes confrontées à une flambée épidémique alarmante du coronavirus en coordonnant les offres d’assistance des pays européens, répondant à la demande d’assistance introduite dimanche 25 avril depuis Delhi auprès du mécanisme de protection civile européen.
« Depuis lors, nous sommes en contact avec les États membres et les pays [tiers] participants au mécanisme pour voir s’ils sont en mesure d’apporter de l’aide. L’Irlande l’a déjà confirmé. Ce pays met à disposition 700 concentrateurs d’oxygène », a déclaré, lundi 26 avril, le porte-parole à la Gestion des crises, Balazs Ujvari. Il a ajouté que la Commission était aussi en « contact avec Paris et Berlin pour savoir s’ils veulent passer par le mécanisme de protection civile ». Dans ce cas, la Commission cofinancerait les frais de transport à hauteur de 75%.
L’Allemagne, la France, la Belgique et les Pays-Bas sont parmi les pays qui ont offert leur aide dimanche. Dans les jours qui viennent, davantage d'aide pourra être confirmée, a estimé M. Ujvari.
Selon lui, l’Inde aurait demandé « principalement de l’oxygène et des médicaments antiviraux Remdésivir ».
Il s’agit du médicament de l’Américain Gilead, acheté par la Commission européenne pour plus d’1 milliard €, mais dont l’OMS a confirmé, le 15 octobre, qu’il n’était pas efficace contre la Covid-19 et qu'il pouvait avoir des effets préjudiciables (EUROPE 12583/1).
La Belgique, qui en avait acheté le 29 octobre, a annoncé, dimanche soir, qu’elle en livrerait 9 000 flacons d’une valeur de 3 millions € à l’Inde, selon la ministre à la Coopération au développement, Meryame Kitir, citée par la presse belge.
Dès dimanche, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’était déclarée « alarmée par la situation épidémiologique en Inde », sur son compte Twitter. Elle avait assuré que l’UE était prête à apporter son soutien, ajoutant : « Nous sommes pleinement solidaires du peuple indien !».
Le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarčič, quant à lui, avait annoncé que le mécanisme de protection civile de l’UE avait été activé. (Aminata Niang)