Le Parlement italien a examiné, lundi 26 avril, le plan de relance italien que lui avait soumis la veille le gouvernement de Mario Draghi, destiné à réparer les cicatrices de la pandémie de Covid-19, favoriser la cohésion territoriale et sociale et accompagner l'Italie dans les transitions écologique et numérique.
Fruit d'une intense discussion menée par Rome avec l'échelon européen depuis l'automne dernier, ce plan devrait être adopté ce mardi, avant une transmission officielle à la Commission européenne d'ici à la fin de la semaine, conformément à la date butoir fixée à fin avril.
« Pour l'Italie, le Plan de relance européen Next Generation EU représente une opportunité à ne pas manquer en faveur du développement, des investissements et des réformes. L'Italie doit moderniser son administration publique, renforcer son système productif et intensifier les efforts dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale », a déclaré le Premier ministre, Mario Draghi.
Il a souligné que son pays sera le premier bénéficiaire du Plan de relance européen avec une dotation de 191,5 milliards d'euros (dont 68,9 milliards de subventions et 122,6 milliards de prêts) sur la période 2021-2026 au titre de la Facilité pour la relance et la résilience, l'instrument budgétaire au cœur de Next Generation EU. S'ajoute au financement du plan italien un financement national de 30,6 milliards. Grâce au plan de relance, le gouvernement italien espère un surcroît de croissance de 3,6 points de pourcentage d'ici à 2026.
Le plan est composé de six volets : - numérisation, innovation, compétitivité, culture (49,2 milliards d'euros) ; - transition écologique (68,6 milliards) ; - infrastructures pour une mobilité durable (31,4 milliards) ; - éducation et recherche (31,9 milliards) ; - insertion et cohésion sociales (22,4 milliards) ; - santé (18,5 milliards).
Voir le plan de relance italien : https://bit.ly/3dSuUrb (Mathieu Bion)