L’incidence des mesures de renouvellement des générations de la politique agricole commune (PAC) sur le nombre de jeunes agriculteurs est généralement positive, mais elle est limitée dans certaines régions, notamment dans celles qui ne disposent pas d’infrastructures et de services de base.
C’est ce qui ressort d’un document (https://bit.ly/3wGbZqW ) publié jeudi 8 avril par la Commission européenne, qui évalue l'incidence de la PAC sur le renouvellement des générations, le développement local et l'emploi dans les zones rurales.
Les mesures de renouvellement de générations ne peuvent être évaluées indépendamment des autres politiques de l’UE, des conditions socioéconomiques plus larges et des mesures et réglementations nationales.
Les mesures de renouvellement des générations de la PAC améliorent les performances des exploitations agricoles, leur résilience et la sécurité du transfert des exploitations d’une génération à l’autre. Néanmoins, au lieu d’encourager la succession des exploitations agricoles, ces mesures sont plus susceptibles d’accroître la durabilité socioéconomique des exploitations agricoles après que les jeunes agriculteurs ont créé leur entreprise, selon l’évaluation. En outre, ces mesures de la PAC ne sont pas bien adaptées aux transferts d’exploitations hors du cadre familial.
L’accès à la terre et aux capitaux est le principal obstacle à l’entrée dans le secteur agricole.
Bien que le niveau de formation des jeunes chefs d’exploitation de moins de 35 ans ait augmenté, en 2016, seulement 43% des jeunes agriculteurs avaient reçu davantage qu’une formation pratique. (Lionel Changeur)