Les États membres ont reconnu, vendredi 22 janvier, que la période de mise en œuvre provisoire de l’accord de commerce et de coopération conclu avec le Royaume-Uni devrait être étendue au-delà du 28 février, lors d’une réunion de leurs ambassadeurs auprès de l'Union européenne (Coreper). Ils ont même jugé plus plausible de miser sur fin avril pour prendre le temps d'analyser le texte en profondeur et de réussir les ratifications requises.
La date du 28 février apparaît de plus en plus clairement comme « irréaliste », a relaté une source.
Le Parlement européen a récemment demandé un délai - jusqu’à fin mars - pour exprimer son consentement sur l'accord ficelé fin 2020 (EUROPE 12638/16).
Plusieurs pays de l’UE sont même d’avis qu'il faudra encore plus de temps, ne serait-ce qu'à cause du travail de traduction des textes.
Côté procédural, la Commission européenne devrait porter cette demande devant le Conseil de partenariat entre l'UE et le Royaume-Uni et obtenir son accord.
Vendredi, les ambassadeurs nationaux ont d’ailleurs soutenu le choix de la Commission de nommer le vice-président Maroš Šefčovič représentant de l'UE au sein de cet organe.
Beaucoup de questions, vendredi, ont porté sur la gouvernance et le fonctionnement des différents comités chargés de surveiller la mise en œuvre de l’accord. D'autres demandes ont concerné l'importance de représenter adéquatement les intérêts des États membres et de tenir ces derniers étroitement informés des discussions menées avec le Royaume-Uni, comme cela a été le cas pendant les négociations ayant abouti à l'accord bilatéral post-Brexit. (Solenn Paulic)