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Bulletin Quotidien Europe N° 12607
ACTION EXTÉRIEURE / Bosnie-herzÉgovine

25 ans après les accords de Dayton, M. Borrell appelle le pays à mettre en œuvre les réformes nécessaires

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a profité de sa visite en Bosnie-Herzégovine, samedi 21 novembre, à l’occasion des 25 ans de la signature des accords de Dayton, qui avaient mis fin à la guerre dans le pays, pour appeler Sarajevo à mettre en œuvre des réformes.

« Profitons de cet anniversaire pour marquer un tournant, pour passer de l'après-guerre à la préadhésion (à l'UE). Pour accélérer le processus et passer de Dayton à Bruxelles », a proposé le Haut Représentant. « Au cours des 25 dernières années, des progrès ont été réalisés dans de nombreux domaines en vue de la construction d'une Bosnie-Herzégovine stable et démocratique. Pourtant, en même temps, nous devons reconnaître que le voyage n'est pas terminé et qu'il reste beaucoup à faire », a-t-il reconnu.

M. Borrell a insisté sur les réformes nécessaires, notamment pour obtenir le statut de candidat à l’adhésion à l’UE, ajoutant que l’avenir du pays était européen. Pour y arriver, les dirigeants politiques vont devoir prendre leur part de responsabilité, a-t-il souligné. « Les autorités doivent redoubler d'efforts pour réaliser les priorités de réforme visant à rapprocher la Bosnie-Herzégovine et ses citoyens de l'UE. Le statut de candidat ne pourra être envisagé que lorsque des progrès auront été réalisés sur les 14 priorités de l'avis exprimé par la Commission européenne », a rappelé le Haut Représentant.

Il a dénoncé les divisions politiques « profondément enracinées », des lacunes dans le système judiciaire, la corruption et une rhétorique négative persistante qui bloquent les progrès.

Parmi les réformes nécessaires, celles des cadres institutionnel, électoral et juridique. Il faut, selon M. Borrell « transformer l'architecture de Dayton en une architecture qui jette les bases d'une société qui fonctionne, fondée sur les principes de la démocratie et de la protection des droits de l'homme ». « Cela doit être inclusif, et nécessitera du temps et un large débat national », a-t-il prévenu. 

Le Haut Représentant a également rappelé le besoin de réconciliation au sein du pays. Citant l’expérience de son pays, l’Espagne, il a expliqué que la réconciliation du pays avait été principalement le résultat du travail difficile pour rejoindre l’UE. « Nous étions tellement occupés à essayer de remplir toutes les conditions pour devenir membres de l'UE que la réconciliation est venue comme un effet collatéral de cet engagement collectif sur une entreprise commune », s'est-il remémoré. 

Ainsi, selon lui, et alors que plus de 80% des citoyens bosniens sont en faveur d’une adhésion du pays à l’UE, cet objectif permettra d’unir les partis politiques bosniens et le grand public dans une entreprise commune. « L'unité n'empêche pas la diversité et la diversité n'est pas un obstacle à l'unité », a souligné M. Borrell, en écho à la devise de l’UE, qui peut également s’appliquer à la Bosnie-Herzégovine. (Camille-Cerise Gessant)

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