L’alignement de l’Union européenne sur un scénario visant à limiter le réchauffement planétaire à +1,5 degré ne nécessite pas de procéder à des investissements supplémentaires dans l’infrastructure de gaz fossile de l’UE, estime un rapport d’Artelys, une entreprise de consultance active dans le domaine énergétique, publié vendredi 20 novembre.
S’inscrivant dans le cadre de la révision à venir du règlement (347/2013) de l’UE relatif au réseau transeuropéen d’énergie (RTE-E), l’analyse d’Artelys est basée sur une modélisation de l’évolution du système énergétique européen à l’horizon 2050 inspirée du ‘scénario 1.5TECH’ de la Commission européenne (l’un des scénarios prévoyant une réduction des émissions visant à limiter le réchauffement planétaire à +1,5°C).
Parmi ses conclusions, le rapport souligne qu’il « n’est pas nécessaire de procéder à des investissements supplémentaires dans les infrastructures de transport du méthane (gaz naturel, e-CH4, biométhane) » pour rester aligné sur un scénario +1,5°C ni pour garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique au sein de l’UE.
« En effet, comme le gaz naturel est en train de disparaître progressivement, la demande de méthane sera satisfaite par du biométhane et/ou du e-CH4 (issu de la fermentation entérique) produits localement », explique ainsi le document.
Artelys recommande donc à l’UE d’exclure tout investissement supplémentaire dans l’infrastructure de transport du méthane « afin d’éviter de créer des actifs échoués (‘stranded assets’), à moins qu’ils ne prévoient la reconversion des gazoducs existants en fonction des besoins futurs démontrés en hydrogène ».
Voir le rapport : https://bit.ly/2KyKxbf (Damien Genicot)