Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a dénoncé, jeudi 5 novembre, la démolition par les forces israéliennes, cette semaine, de plus de 70 structures, y compris des logements, des moyens de subsistance et des installations sanitaires appartenant à 11 familles palestiniennes avec 41 enfants, à Khirbet Hamsa al-Foqa, dans le nord de la vallée du Jourdain.
« L'UE demande une nouvelle fois à Israël de mettre un terme à toutes ces démolitions, y compris de structures financées par l'UE, compte tenu, notamment, de l'impact humanitaire de la pandémie de coronavirus », a appelé le porte-parole dans un communiqué, ajoutant que cela constituait un « obstacle à la paix ».
Selon lui, cette nouvelle démolition « à grande échelle confirme une fois de plus la tendance regrettable aux confiscations et démolitions depuis le début de l'année ». Elle vient s’ajouter à la menace de démolition de l'école palestinienne de la communauté de Ras Al-Teen, (centre de la Cisjordanie), cofinancée par l'UE et plusieurs États membres. Il y a actuellement 52 écoles palestiniennes menacées de démolition, selon le SEAE.
« Comme l'ont rappelé les conclusions du Conseil de l'UE, l'UE appelle à la protection des enfants, notamment en garantissant leur droit à l'éducation dans un environnement scolaire sûr et sécurisé. L'éducation est un droit humain fondamental qui doit être protégé et maintenu », a souligné le porte-parole.
Devant les médias, le porte-parole a précisé que « cette année en particulier, cette tendance (aux démolitions) s'est accentuée, malgré la pandémie de Covid-19 ». Les démolitions étaient déjà en hausse de 35% entre 2018 et 2019, passant de 460 à 623, et en augmentation de 90% pour les structures financées par l'UE et les États membres (de 51 en 2018 à 98 en 2019) (EUROPE 12479/25). (Camille-Cerise Gessant)