Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a fait part, vendredi 17 juillet, de sa « profonde préoccupation » concernant le recours croissant des États-Unis aux sanctions ou à la menace de les utiliser vis-à-vis des entreprises et intérêts européens.
Au-delà des dernières promesses du Secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, d'imposer des sanctions aux partenaires du projet gazier Nord Stream 2, M. Borrell a également cité l’Iran, Cuba, la Cour pénale internationale et Turk Stream.
« Par principe, l'UE s'oppose à l'utilisation de sanctions par des pays tiers contre des entreprises européennes exerçant des activités légitimes », a rappelé le Haut Représentant dans un communiqué, ajoutant que l’Union considérait l'application extraterritoriale de sanctions « contraire au droit international ». Il a estimé que les politiques européennes devraient être déterminées en Europe et non par des pays tiers.
Et s’il a jugé utile de coordonner les sanctions ciblées avec les partenaires quand les objectifs de la politique étrangère et de sécurité commune sont partagés, M. Borrell a souligné que « lorsque des différences de politique existent, l'UE était toujours ouverte au dialogue ». « Mais cela ne peut pas se faire sous la menace de sanctions », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)