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Bulletin Quotidien Europe N° 12486
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RÉPONSE EUROPÉENNE AU COVID-19 / Agriculture

Les ministres de l'Agriculture de l'UE réclament des mesures supplémentaires pour remédier à la crise du Covid-19

Plusieurs ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont réclamé, mercredi 13 mai, lors d’une vidéoconférence, l’adoption de mesures supplémentaires dans les secteurs notamment du vin et de la viande de veau pour remédier aux effets négatifs de la crise liée au coronavirus (EUROPE 12482/12).

Les ministres de l’Agriculture ont remercié la Commission européenne pour le dernier paquet d’aides en faveur des exploitants touchés par la crise (EUROPE 12479/3). Toutefois, plusieurs d'entre eux ont demandé des mesures supplémentaires en faveur des secteurs les plus en difficulté. L'Allemagne ne réclame pas de nouvelles aides à ce stade, mais a insisté sur le besoin de surveiller les développements sur les marchés.

Les coopératives et organisations agricoles de l'UE (Copa-Cogeca) ont fustigé les allégations, « même de la part de la Commission, sur le lien entre l'agriculture de l'UE et le Covid-19 ». L'EFSA a clairement indiqué que les denrées alimentaires ne sont pas un vecteur de transmission, a martelé le Copa-Cogeca.

Non à la réserve de crise. Quelques délégations (dont la Lituanie) ont souhaité l'activation de la réserve pour les crises agricoles dans le contexte du Covid-19. La plupart des ministres, cependant, sont contre, y compris les ministres allemand, français, autrichien, irlandais ou encore luxembourgeois. 

Viandes. Plusieurs ministres (Italie, France, Pays-Bas) et le Copa-Cogeca ont demandé, mercredi, d’étendre aux producteurs de veau l’aide au stockage privé accordée au secteur de la viande bovine. 

Produits laitiers. Dans le cas du fromage, « malheureusement, la possibilité de revoir les quantités non utilisées par les différents pays n'a même pas été prévue », a regretté la ministre italienne Teresa Bellanova. Elle a jugé « peu efficaces et très coûteuses » les mesures de stockage pour le lait en poudre et le beurre.

La Slovaquie a prôné un soutien financier direct en faveur des producteurs de lait, similaire à celui fourni pendant l'embargo russe sur les produits agricoles de l’UE, y compris une aide à la réduction de la production de lait pour les États membres ayant une surproduction après la perte de marchés à l'exportation. La Roumanie a suggéré aussi une aide directe en faveur des producteurs de lait, mais aussi de porcs et de volaille.

Fruits et légumes et vins. Plusieurs pays (France, Italie, Espagne...) ont demandé des ressources financières supplémentaires pour aider le secteur du vin, notamment par des actions de promotion. L’Italie et l’Espagne, notamment, ont demandé, s’agissant du secteur des fruits et légumes, une hausse des taux de cofinancement communautaires pour les fonds opérationnels (dans les programmes dits ‘opérationnels’).

Par ailleurs, plusieurs délégations, dont la France et l’Italie, ont jugé insuffisante la dérogation accordée aux règles de concurrence en faveur du secteur de l’horticulture.

Aides couplées. Le ministre slovaque de l'Agriculture, Ján Mičovský, a demandé une hausse du niveau de financement possible s'agissant des aides couplées volontaires. La République tchèque a également fait cette demande.

Développement rural. De nombreuses délégations ont soutenu le principe de la proposition sur des mesures extraordinaires provenant des programmes de développement rural (second pilier de la PAC). Mais la plupart ont estimé qu’il fallait relever le pourcentage proposé (1%) des crédits pouvant être utilisés pour des mesures de crise. L’Italie, par exemple, a demandé un pourcentage de 5 %, tandis que la Roumanie a proposé 2%.

Les Pays-Bas ont indiqué qu’ils avaient utilisé la totalité de leurs fonds du second pilier. Ils ne pourront donc pas utiliser cette flexibilité. Ils acceptent la proposition, à condition de maintenir le plafond de 1%.

Budget PAC. La plupart des ministres (France, Irlande, Espagne, Italie...) ont demandé un budget fort pour la PAC, c’est-à-dire au minimum le maintien au niveau actuel du budget de la PAC sur la période 2021-2027. Le commissaire à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski, a défendu lui aussi un budget fort pour la PAC post-2020. 

Certaines délégations, dont la Pologne et la Roumanie, ont même demandé une hausse du budget agricole pour tenir compte des impératifs du ‘pacte vert européen’.

La ministre portugaise a estimé que les prochaines initiatives à prendre par la Commission européenne devraient « impliquer une action continue avec des mesures au niveau de l'UE, en vue de soutenir la liquidité des agriculteurs et de réguler l'offre ».

Pêche. L’Italie a demandé notamment de prévoir des flexibilités lors de la campagne de pêche au thon rouge pour tenir compte de la crise. (Lionel Changeur)

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