Les membres de l’UE actuels ou passés du Conseil de sécurité des Nations Unies – Belgique, Estonie, France, Allemagne, Pologne et le Royaume-Uni – ont estimé, mardi 12 mai, que la communauté internationale devait « examiner dûment » le rapport du 8 avril de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’utilisation de ces armes par l'armée de l'air syrienne (EUROPE 12465/20).
La communauté internationale devrait « prendre les mesures appropriées », expliquent-ils dans une déclaration commune. « Nous sommes déterminés à faire en sorte que cette violation manifeste des principes fondamentaux de la convention sur les armes chimiques reçoive la réponse la plus forte possible de la part des États parties », précisent-ils, réaffirmant leur soutien à l’OIAC pour la mise en place des dispositions pour identifier les auteurs de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.
Selon les Européens, « les personnes identifiées comme responsables de l'utilisation de ces armes devraient rendre des comptes pour ces actes répréhensibles ». « L'impunité pour ces actes horribles ne sera pas tolérée », préviennent-ils. Ces pays rappellent que l'utilisation d'armes chimiques constitue une violation du droit international et peut être assimilée aux plus graves des crimes internationaux : crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
La déclaration a été publiée en marge d’une visioconférence à huis clos du Conseil de sécurité sur la Syrie et les armes chimiques, boycottée par la Russie et la Chine. (Camille-Cerise Gessant)