Le Groupe d'États contre la corruption (GRECO) a publié, mardi 21 avril, ses lignes directrices pour contrer les risques en la matière spécifiques à la pandémie de Covid-19.
« Le secteur de la santé est particulièrement exposé », souligne son président, Marin Mrčela, qui pointe l'urgence des besoins de fournitures médicales et la simplification des règles relatives aux passations de marché propices aux pots-de-vin, à la corruption dans la R&D et à la contrefaçon.
Plus largement, la concentration du pouvoir face à l'urgence, les dérogations en matière de droit et de libertés et les « sommes considérables injectées dans l'économie pour atténuer la crise » sont d'autres facteurs de risque.
Pour y faire face, le GRECO préconise la transparence assortie de surveillance et de responsabilité en matière de décisions prises par les autorités centrales, régionales et locales dans le cadre de la pandémie. Seront cruciales : la protection des lanceurs d'alerte dans le secteur médical ainsi qu'une communication régulière et fiable, tant sur la pandémie que sur les mesures prises pour y faire face.
« Les plateformes d'information numériques telles que les portails dédiés à la transparence sont de précieux outils de prévention de la corruption », précise le GRECO. (Véronique Leblanc)