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Bulletin Quotidien Europe N° 12446
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission réconfortée par la volonté d'une dizaine de pays d'accueillir des mineurs isolés présents dans les îles grecques

La commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, s’est dite réconfortée, vendredi 13 mars, par les engagements supplémentaires reçus d'une dizaine d'États membres sur la relocalisation de mineurs migrants non accompagnés présents sur les îles grecques.

À ce stade, sept États membres ont pris des engagements fermes visant à soulager la Grèce à travers l'accueil d'« au moins 1600 » mineurs isolés pris en charge, « mais encore plus d’États membres se sont dit prêts » à agir ou à y réfléchir, a dit Ylva Johansson à l’issue de la réunion des ministres européens de l’Intérieur. Plusieurs États membres se sont dits aussi prêts à prendre en charge des mineurs présents à Malte ou à Chypre.

Selon une source, ces pays volontaires sont le Luxembourg, l'Allemagne, la Finlande, le Portugal, la France, l'Irlande, la Belgique, la Slovénie, la Lituanie, la Croatie ainsi que la Suisse et la Norvège.

Certains pays, comme le Luxembourg, commenceront dès la semaine prochaine à accueillir ces jeunes isolés, a indiqué la commissaire, pour qui les tensions aux frontières gréco-turques ont créé « un élan ».

En septembre 2019, le gouvernement grec avait appelé ses partenaires à prendre en charge des jeunes migrants ou personnes vulnérables, mais seul le Portugal lui avait répondu. L'ancien président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait utilisé cet argument pour convaincre des pays comme la Pologne ou la Hongrie à participer à la relocalisation de migrants.

En dépit de la rupture momentanée de l'accord UE/Turquie de mars 2016, « 2 300 migrants sont arrivés en Grèce depuis le 28 février », a indiqué le ministre de l’Intérieur croate, Davor Božinović. Près de 20 000 personnes seraient en effet arrivées au niveau de la frontière grecque après que les autorités turques ont ouvert leurs frontières avec la Grèce.

Comme elle l’avait déjà fait la veille lors d’un déplacement en Grèce (EUROPE 12445/11), la commissaire européenne a insisté sur la nécessité pour Athènes de respecter le droit international vis-à-vis des migrants sur son territoire. Il s’agit de s’assurer qu'elles puissent déposer « une demande d’asile » et recevoir « une décision individuelle », conformément au « principe de non-refoulement ».

Pour les migrants se trouvant en Turquie, Mme Johansson a aussi estimé que l’UE les aidait déjà via la Déclaration UE/Turquie de 2016, qui prévoit une prise en charge financière des réfugiés à hauteur de 6 milliards d'euros au total. « Nous ne planifions aucune autre aide », a-t-elle dit, « à moins que l’accord UE/Turquie ne soit renouvelé ».

À ses côtés, le ministre croate a précisé que les demandes grecques pour gérer sa frontière trouvaient progressivement une réponse européenne positive. L’agence européenne Frontex a ainsi confirmé l’envoi de 100 garde-côtes supplémentaires le long d'une partie du fleuve Évros, qui fait office de frontière avec la Turquie. Et pour accélérer le traitement des demandes d’asile déposées en Grèce, « 160 experts » du bureau EASO seront déployés, a dit M. Božinović. (Solenn Paulic)

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