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Bulletin Quotidien Europe N° 12446
Sommaire Publication complète Par article 16 / 28
POLITIQUES SECTORIELLES / Justice

Les données sur les eaux usées dans 68 villes européennes révèlent une augmentation de la consommation de drogues en 2019

De Stockholm à Barcelone, il y a eu, en 2019, une augmentation de la consommation d'amphétamine, de méthamphétamine, de cocaïne et de MDMA dans l'UE, selon un rapport publié jeudi 12 mars par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et le Groupe central d’analyse des eaux usées en Europe (SCORE).

Le groupe SCORE a analysé les échantillons quotidiens d'eaux usées de 68 villes dans 23 pays européens pendant une semaine, en mars 2019, afin d'étudier les comportements de leurs habitants en matière de consommation de drogue. En tout, ce sont donc les eaux usées d'environ 49 millions de personnes qui ont été analysées pour détecter les traces de quatre drogues : l'amphétamine, la méthamphétamine, la cocaïne et la MDMA. Le cannabis et l'héroïne n'ont pas été inclus dans l'étude.

Par rapport aux années précédentes, l'étude fait état d'une augmentation globale en 2019 de la détection de ces quatre drogues. Sur les 45 villes disposant de données sur les eaux usées pour 2018 et 2019, 27 ont indiqué une augmentation de la consommation de cocaïne. Les résidus trouvés dans les eaux usées étaient les plus élevés dans les villes de Belgique, des Pays-Bas, d'Espagne et du Royaume-Uni, selon l'étude.

La méthamphétamine, que l'on retrouvait principalement en République tchèque et en Slovaquie, semble désormais être présente à Chypre, dans l'est de l'Allemagne, en Espagne et dans plusieurs pays d'Europe du Nord comme le Danemark, la Lituanie ou la Finlande, selon le rapport.

Sur les 42 villes disposant de données pour la MDMA, 23 ont fait état d'une augmentation des résidus tandis que, pour l'amphétamine, sur les 41 villes testées, 21 ont signalé une augmentation.

L'étude met par ailleurs en lumière les différences entre les villes d'un même pays qu'elle explique en partie par les différentes caractéristiques sociales et démographiques des villes concernées, comme la vie nocturne ou la répartition de la population par âge.

Voir le rapport : https://bit.ly/33fiin1  (Marion Fontana)

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