Pour la première fois depuis 2015, le nombre de demandes d’asile déposées dans l’UE a été, en 2019, plus élevé que l’année précédente, a indiqué le Bureau européen d’appui à l’asile (EASO), mercredi 26 février.
Cette hausse des dépôts a été de 13% par rapport à 2018 et, fait nouveau selon l’EASO, cette augmentation est liée davantage aux demandes déposées par les ressortissants de pays ayant des facilités de visas avec l’UE qu’à la stricte immigration irrégulière, écrit l’agence dans un communiqué.
Plus de 714 000 demandes ont été déposées dans l'UE et les pays associés à Schengen en 2019, soit une augmentation de 13% par rapport à 2018, année où moins de 635 000 demandes avaient été enregistrées, note l’EASO. « Les chiffres d'aujourd'hui soulignent que, si nous restons bien en dessous de la situation d'il y a quelques années, nous devons continuer à être vigilants et à renforcer nos pratiques en matière d'asile », a réagi Nina Gregori, directrice du Bureau.
Les trois premiers pays d'origine des candidats étaient la Syrie (environ 72 000), l'Afghanistan (60 000) et le Venezuela (45 000). Les Afghans ont demandé l'asile en bien plus grand nombre qu'un an plus tôt, tout comme les Vénézuéliens, qui ont déposé plus de deux fois plus de demandes (environ 22 000 demandes en 2018).
L’Agence note que l’augmentation des demandes s’explique surtout par la hausse des demandes issues des pays exemptés de visas, notamment d’Amérique latine, dont les Vénézuéliens, des ressortissants de Colombie, du Salvador et du Honduras.
Parallèlement à cette hausse, le nombre de décisions positives en réponse aux demandes d’asile est resté stable en 2019, avec un taux de reconnaissance de 33% et des taux très bas pour les pays bénéficiant de la libéralisation des visas.
Lien vers les statistiques : https://bit.ly/2vicA7w (Solenn Paulic)