Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, a salué, vendredi 14 février, l’annonce d’un accord entre les présidents kosovar et serbe pour un projet de liaisons ferroviaire et autoroutière entre Pristina et Belgrade, sous la houlette des États-Unis.
Un accord similaire avait été conclu, toujours avec l’aide des États-Unis, il y a quelques semaines, sur le rétablissement de vols directs entre les deux capitales.
« Je ne peux que saluer tout mouvement, décision, action, qui rapproche les populations des deux côtés », a-t-il expliqué, ajoutant que cela participait aux mesures menant vers la normalisation des relations entre les deux pays.
Interrogé sur le fait que les Américains aient participé à cet accord et que l’UE en soit absente, M. Stano a précisé que l’UE était présente quand cela importait aux deux parties qu’elle les accompagne. « Il n’y a pas une compétition concernant qui est présent » ou pas, a ajouté la porte-parole de la Commission, Dana Spinant. Elle a expliqué que toute contribution au dialogue entre Belgrade et Pristina était importante.
Le dialogue est actuellement à l’arrêt, en raison de taxes imposées par le Kosovo sur les produits serbes et bosniens. (Camille-Cerise Gessant)