Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) tenteront, mercredi 5 février, d'arrêter la position du Conseil de l'UE sur le futur de l'Europe sur la base des récentes discussions ministérielles (EUROPE 12413/2).
Ces discussions s'étaient basées sur une note de la Présidence croate du Conseil, qui avait formulé plusieurs observations, telles que la nécessité de garantir une égalité entre les institutions de l'UE dans l'élaboration de la gouvernance de la future conférence.
Le document suggère également que la présidence de cet ambitieux exercice de discussion avec les citoyens soit assurée par une « personnalité d'envergure européenne éminente et indépendante » qui serait choisie d'un « commun accord » par les trois institutions de l'UE (Commission européenne, Conseil de l'UE, Parlement européen).
Le Parlement est prêt à octroyer au libéral belge, Guy Verhofstadt, fédéraliste convaincu, un rôle prééminent dans le pilotage quotidien des travaux de la Conférence (EUROPE 12405/1).
Un autre enjeu sera de transformer les recommandations formulées lors de la Conférence en actions concrètes. D'après la note croate, il reviendra au Conseil européen de faire le point en 2022 et de fixer la voie à suivre sur la base d'un rapport qui lui serait transmis.
Lundi 3 février, la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est dite prête, si nécessaire, à une modification des traités afin de permettre à l'UE d'être plus compétitive et d'agir plus vite.
Une telle issue n'est pas mentionnée dans le document croate.
Voir le document croate : http://bit.ly/2s2Lb7v (Mathieu Bion)