Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a assuré, lundi 3 février, devant les eurodéputés de la commission ‘environnement, santé publique et sécurité alimentaire’ (ENVI), qu’il allait s’atteler à l’épineuse question de l’industrie automobile, pour à la fois tourner définitivement la page du Dieselgate et accompagner la transition du secteur vers une mobilité zéro émission.
« Comme chacun sait, le secteur automobile est traversé par des mutations très profondes dont le Dieselgate est un symptôme fort », a ainsi commenté le commissaire, qui espère sortir de sortir l’Europe de ce scandale « par le haut ». « Et je crois qu’on est en route pour ça ». Répondant à Yannick Jadot (Verts/ALE, français), il a fait savoir que les initiatives d’interdiction de commercialisation de voitures thermiques d’ici 2030, voire 2040, annoncées par certains États membres, étaient de « bonnes initiatives ». Il a toutefois ajouté qu’il devra aussi veiller au bon fonctionnement et au respect des règles du marché intérieur.
Le commissaire a détaillé son action : tout d’abord, il cherchera à tirer profit des nouvelles prérogatives qui incomberont à la Commission européenne dès le 1er septembre dans le domaine de la surveillance du marché des véhicules à moteur. Pour rappel, la Commission pourra évaluer les systèmes d’homologation nationaux, contrôler des véhicules immatriculés et infliger des amendes administratives (EUROPE 11921/2).
Euro 7. Par la suite, M. Breton compte présenter, en 2021, un nouveau cadre réglementaire Euro 7 pour limiter les émissions d’oxyde d’azote, mais aussi celles de particules fines. Il a aussi souligné qu’il allait se « battre » sur les aides d’État, revoir les règles de concurrence et faire émerger un nouveau projet important d’intérêt européen commun pour l’hydrogène. À ses yeux, l’hydrogène est en effet un moyen de locomotion propre pour les gros transporteurs. (Pascal Hansens)