Dans la foulée des déclarations du président des États-Unis, Donald Trump, à Davos, le 22 janvier (EUROPE 12409/22), l’administration américaine entend, une nouvelle fois (EUROPE 12284/4), faire plier l’Union pour qu’elle accepte d’intégrer des éléments ayant trait à l’agriculture dans les négociations commerciales transatlantiques.
Après Ted McKinney, sous-secrétaire américain au Commerce responsable des questions agricoles, en juin dernier, c’était au tour du Secrétaire à l’Agriculture, Sonny Perdue, de venir plaider à Bruxelles la cause des produits agricoles des États-Unis et de se lamenter de leur dénigrement.
Parmi les produits que Washington entend voir accéder au marché européen, le poulet chloré et le bœuf traité aux hormones.
L’agriculture bientôt au programme des négociations ?
Au lendemain du sommet de Davos, le 24 janvier, la Commission européenne avait fait état, par l’intermédiaire de son porte-parole, d’une « volonté partagée de renouveler les relations transatlantiques », qui s’appuierait sur l’agenda positif des parties et les négociations en cours (EUROPE 12304/25), mais qui explorerait aussi « d’autres sujets communs ».
Depuis, la Commission n’a pas voulu donner davantage de précisions sur ces sujets, mais elle a confirmé, lundi 27 janvier, que la présidente Ursula von der Leyen devrait se rendre « bientôt » à Washington pour poursuivre des pourparlers qui pourraient « mener à un agenda global, large et bénéfique » pour les deux parties.
Rappelons toutefois que l'UE s'est engagée à ne conclure tout futur accord de libre-échange « global » qu'avec des pays signataires de l'Accord de Paris sur le climat.
D'après la presse britannique, l’offensive des États-Unis sur l'agriculture viserait également le Royaume-Uni, avec qui Washington entamera bientôt officiellement des négociations commerciales. (Hermine Donceel)