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Bulletin Quotidien Europe N° 12405
INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Les eurodéputés arrêtent la composition de la cellule de pilotage de la Conférence sur le futur de l'Europe

La Conférence des présidents des groupes politiques (CoP) du Parlement européen a arrêté, jeudi 16 janvier, la composition du comité d'administration de coordination ('executive coordination committee') de la Conférence sur le futur de l'Europe, l'organe qui devrait, selon le Parlement, être chargé d'en piloter les travaux quotidiens.

Ce comité serait composé de cinq membres : trois représentants du PE issus des groupes PPE, S&D et Renew Europe (un de chaque groupe), un représentant du Conseil de l'UE et un représentant de la Commission européenne.

Une telle configuration déplaît au sein du groupe Verts/ALE, dont certains représentants se sentent exclus, au même titre que le groupe GUE/NGL.

Le groupe Renew Europe, qui assumera un rôle de coordination des travaux, a d'ores et déjà nommé le Belge Guy Verhofstadt. D'aucuns le voient déjà présider de facto la Conférence, même si cette architecture doit encore être négociée avec les États membres et la Commission.

Le groupe PPE, qui planchera spécifiquement sur les questions de contenu et sur la façon de rendre l'Europe plus démocratique, devrait choisir son chef de file, l'Allemand Manfred Weber, d'après plusieurs sources parlementaires.

Le groupe S&D, qui se penchera sur l'implication des citoyens, n'a pas encore décidé qui le représentera.

Une autre source a estimé que la présence de femmes au sein du comité serait bienvenue.

La composition du comité d'administration de coordination n'avait pas été tranchée dans le cadre de l'adoption, mercredi, de la résolution du PE sur la Conférence (EUROPE 12404/1).

La Commission présentera sa vision de l'organisation de la Conférence mercredi 22 janvier.

Au Conseil de l'UE, les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper) ont discuté de manière informelle de ce dossier, mercredi 15 janvier, à l'initiative de la Présidence croate. Celle-ci a inscrit le dossier à l'ordre du jour du Conseil 'Affaires générales' du mardi 28 janvier.

Les États membres attachent une grande importance à l'implication des citoyens, ne veulent pas s'engager à l'avance en faveur d'un changement de traité et estiment que la réflexion sur les questions institutionnelles (processus des Spitzenkandidaten) ne doit pas interférer avec les questions de fond, a indiqué une source diplomatique à EUROPE. Elle a jugé « complexe » la gouvernance de la Conférence telle qu'envisagée par le Parlement européen.

La Confédération européenne des syndicats a fait savoir qu'elle œuvrerait en faveur d'un changement de traité afin d'y inclure un protocole sur le progrès social. (Mathieu Bion)

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