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Bulletin Quotidien Europe N° 12386
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

La politique pharmaceutique de l'UE divise toujours autant les États membres

Les États membres ont une fois de plus croisé le fer sur la politique pharmaceutique de l'UE. Lors du Conseil 'Santé' du lundi 9 décembre, les grands États membres, capables de négocier avec les entreprises pharmaceutiques, et les plus petits, qui ont plus de mal à s'imposer, ont exposé des vues différentes sur la nécessité de travailler ensemble.

Sans surprise, une grande majorité d'États ont indiqué être de plus en plus confrontés à des pénuries de médicaments de plus en plus chers, comme le résume d'ailleurs un document finlandais (EUROPE 12378/10). 

Toutefois, l'Allemagne et la Pologne, en particulier, ont appelé à respecter le principe de subsidiarité. « Mon impression est que, si on parle de disponibilité, d'accessibilité et du caractère abordable en même temps, on est coincé, car les deux derniers sont liés à des compétences nationales », a commenté la délégation allemande, proposant de limiter la discussion à « des mesures ciblées » sur la disponibilité des médicaments. 

Un agenda de travail du Conseil ?

La Présidence finlandaise du Conseil de l'UE a toutefois promis d'examiner la proposition néerlandaise de mettre sur pied un « agenda de travail inclusif du Conseil pour la période 2020-2024 ». « Cet agenda permettrait d'examiner la question d'un accès équitable, des pénuries et des prix des médicaments. Il servirait notamment à élaborer des priorités, des actions, des calendriers », avait expliqué préalablement le représentant néerlandais. La Belgique, le Danemark, l'Irlande et la Lituanie avaient d'ailleurs soutenu cette proposition. « Nous ne pouvons pas formellement décider ici, mais je me réjouis des prochaines étapes dans ce domaine », a réagi Helsinki. 

Parmi les autres idées mises sur la table, citons celle défendue par la Belgique d'introduire une période de commercialisation minimale pour garantir l'accès aux anciens médicaments, celle de la Suède de proposer certains médicaments en son stock ou encore celle de la République tchèque d'établir une base de données centrale qui devrait permettre de recenser les médicaments enregistrés, l’état des stocks, etc.

De son côté, la nouvelle commissaire, Stella Kyriakides, a promis de revenir avec des propositions concrètes « fin 2020 ». (Sophie Petitjean)

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