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Bulletin Quotidien Europe N° 12386
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POLITIQUES SECTORIELLES / Affaires intÉrieures

Pour Ylva Johansson, il faut rétablir la confiance entre États membres en matière migratoire

La nouvelle commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, travaillera, en matière d’asile, à rétablir la « confiance » entre les États membres et à encourager leur coopération dans ce domaine. Elle veillera aussi à favoriser des sociétés inclusives pour les migrants légaux et demandeurs d’asile en essayant de combattre « les préjugés ».

C’est ce qu’elle a annoncé aux membres de la commission des libertés civiles du Parlement européen, le 9 décembre, à l’occasion d’une présentation de ses priorités.

Parmi celles-ci, le nouveau Pacte pour l’asile et la migration sera un chantier phare. Pour cela, la commissaire a entamé, le 5 décembre, avec le vice-président chargé de la Promotion du mode de vie européen, Margaritis Schinas, un tour des capitales européennes qui se terminera avant « fin janvier », espère la commissaire. 

Elle a expliqué la difficulté à trouver un compromis sur le dossier migratoire en raison de cette méfiance et a prôné une coopération « plus pragmatique » entre les États membres, en particulier pour gérer le phénomène des mouvements secondaires de demandeurs d’asile.

Se félicitant d’un nouvel « élan » (« momentum ») avec la multiplication de documents de réflexion sur la réforme du régime d’asile, la commissaire a souligné qu’actuellement, les choses étaient déséquilibrées, avec 5 États membres recevant « 90% » des demandes d’asile et 5 autres qui sont principalement les pays d’arrivées.

Pour 2019, le nombre de franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE devrait être compris entre 100 000 et 120 000, « mais on s’attend à 700 000 nouvelles demandes d’asile ».

Elle a en tout cas assuré aux députés que « personne ne veut une solution qui revienne à tout reprendre à zéro », mais, à propos de la notion de solidarité obligatoire, elle a répété qu'aucune proposition ne pourrait être en mesure de forger le consensus entre les États membres. Il faudra donc aborder toutes les formes de solidarité, a-t-elle indiqué.

Ses autres priorités seront de renforcer la lutte contre le crime organisé ou les violences sexuelles contre les enfants. Une nouvelle stratégie de sécurité sera préparée. (Solenn Paulic)

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