La mise à l'index de Huawei par les autorités américaines n'est pas encore tout à fait une réalité. Lundi 18 novembre, l'administration Trump a annoncé avoir accordé un nouveau répit aux entreprises américaines qui, en mai dernier, s'étaient vu interdire de commercer avec Huawei, considéré comme un partenaire non fiable.
La décision américaine reporte donc au 16 février l'obligation faite aux entreprises américaines de cesser de faire affaire avec Huawei, pour leur donner la possibilité de s'adapter. Il s'agit du troisième report. « L'extension de la licence temporaire (accordée à Huawei, NDLR) permettra de continuer à servir les clients de certaines régions les plus éloignées des États-Unis, qui, autrement, seraient laissés dans l'obscurité », s'est justifié le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, cité dans un communiqué. « Le ministère continuera à surveiller de près les exportations de technologies sensibles afin de veiller à ce que nos innovations ne soient pas exploitées par ceux qui menaceraient notre sécurité nationale », a-t-il ajouté.
Huawei est accusé par les Américains d'exercer des activités d'espionnage pour le compte des autorités chinoises. Une accusation qu'avait immédiatement démentie l'équipementier chinois, qui rappelle être une entreprise privée et indépendante du gouvernement.
Un porte-parole de l'entreprise a réagi à l'annonce américaine en indiquant que celle-ci n'aurait pas d'incidence importante sur les activités de Huawei et qu'elle ne changeait rien au fait que Huawei était traité de manière injuste. (Sophie Petitjean)