13/11/2019 (Agence Europe) – La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a haussé le ton, le 13 novembre, à l’encontre de la Turquie, après la nouvelle arrestation, la veille, du journaliste Ahmet Altan - pourtant libéré le 4 novembre après trois ans de détention - au motif qu'il risquait de s’enfuir. M. Altan est accusé d’avoir participé à la tentative de coup d’État de juillet 2016. « L'absence de motifs crédibles pour arrêter à nouveau Ahmet Altan et sa nouvelle incarcération, qui annule la décision initiale du tribunal de le libérer, portent atteinte à la crédibilité de l'appareil judiciaire turc, en particulier en raison du niveau élevé d'ingérence politique. Cette interférence doit cesser », a affirmé la porte-parole dans un communiqué. « Les journalistes doivent faire leur travail - ils n'ont rien à faire en prison », a-t-elle ajouté, rappelant l'importance des libertés d'expression et des médias pour la démocratie. (CG)