Un porte-parole de l’UE a dénoncé, jeudi 3 octobre, les représailles des autorités égyptiennes aux manifestations du 20 septembre dernier (EUROPE 12336/16). Plus de 2000 personnes seraient ainsi détenues depuis lors dans différentes régions du pays.
De nouvelles manifestations étaient prévues vendredi 4 octobre, pour dénoncer la situation économique et sociale du pays.
« La réaction des autorités égyptiennes, notamment les cas signalés de harcèlement par la police, d'arrestations d'avocats spécialisés dans la défense des droits de l'homme - certains dans l'exercice de leurs fonctions - et d'ingérence dans le fonctionnement des médias sociaux, porte gravement atteinte aux libertés fondamentales d'expression, d'association et de réunion », a prévenu le porte-parole dans une déclaration envoyée à la presse.
« Nous attendons que ces droits fondamentaux soient protégés et que les autorités libèrent ceux qui ont exercé ou défendu pacifiquement ces droits », a-t-il souligné, rappelant que ces droits étaient consacrés par la Constitution égyptienne et le droit international relatif aux droits de l'homme. (Camille-Cerise Gessant)