Réunis à Rome mercredi 18 septembre, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, ont adopté une position commune sur la migration et la prise en charge des migrants et demandeurs d’asile dans l’UE.
Ils se sont notamment entendus pour défendre un « mécanisme automatique » de répartition avec, à la clef, des sanctions financières pour les pays qui n’y participeraient pas, relate l’AFP. Il faudra « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron, cité par l’agence de presse.
Les deux hommes ont également réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile. Emmanuel Macron a répété que l’UE n’avait pas été suffisamment solidaire envers l’Italie. « La France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin », a-t-il dit. « La réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli, mais dans une solution de coopération européenne efficace », a encore déclaré le Français.
Cette idée de redistribution automatique des demandeurs d’asile arrivant sur le sol européen, associée à des sanctions financières contre les pays refusant de prendre leur part, a été défendue par le PE dans son rapport d’octobre 2017 sur la réforme du règlement de Dublin, mais n'a jamais pu être soutenue par les États membres jusqu'ici.
Lundi 23 septembre à Malte, c’est d’un autre dispositif - temporaire celui-ci - sur les débarquements de migrants que parleront plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE, en l’occurrence les ministres maltais, français, italien, allemand et la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE. L’objectif est de se mettre d’accord sur un document commun qui sera transmis au Conseil JAI du mois d’octobre. Des détails restaient à régler ces derniers jours, comme le sort des migrants dits économiques (sans besoin de protection internationale) ou les lieux de débarquement de ces migrants secourus en mer. (Solenn Paulic)