Le réseau social Facebook pourrait à nouveau se retrouver dans le viseur des autorités européennes de protection des données, après les révélations, mi-août, sur ses pratiques de collecte de données audio.
Après avoir longtemps nié agir de la sorte, Facebook a finalement reconnu avoir retranscrit les écoutes de conversations sonores effectuées sur son application mobile, Messenger, par certains utilisateurs, dont une cinquantaine d’Européens.
Le réseau social aurait en effet employé des centaines de sous-traitants à qui il aurait envoyé des échantillons anonymisés de ces conversations afin d’améliorer son outil de retranscription automatique des enregistrements sonores. Facebook a précisé qu’il avait demandé aux utilisateurs leur autorisation pour recueillir ces échantillons et a assuré qu’il a mis un terme aux écoutes.
Interrogée sur une réaction de la Commission européenne, mercredi 28 août, la porte-parole de l’institution, Mina Andreeva, a rappelé qu’il revenait aux autorités nationales de protection des données d’assurer le suivi du respect du règlement général sur la protection des données (RGPD).
L’Autorité irlandaise de protection des données, qui est l’autorité chef de file dans l’UE pour Facebook, a notifié l’incident aux autorités nationales des 14 États membres dont sont issus les utilisateurs qui auraient été affectés. Lundi, l’Autorité allemande de protection des données a indiqué qu’elle avait lancé une enquête sur ces pratiques. (Marion Fontana)