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Bulletin Quotidien Europe N° 12283
INSTITUTIONNEL / Eu2019fi

Antti Rinne prône un budget limité pour la zone euro soutenant les investissements

Sur la création d'une capacité budgétaire pour la zone euro, le nouveau Premier ministre finlandais, Antti Rinne, reprend à son compte la ligne défendue par ses prédécesseurs : 'oui' à un budget limité, destiné à financer des investissements et intégré dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027.

« Il n'y a pas de changement de notre politique : chaque pays demeure responsable de sa politique budgétaire », a indiqué M. Rinne, mercredi 26 juin, lors d'une rencontre avec la presse, quelques jours avant le lancement de la présidence finlandaise du Conseil de l'UE (EUROPE 12283/2).

Selon lui, la future capacité budgétaire pour la zone euro doit être « petite » ('small'), servir à soutenir l'investissement dans les pays bénéficiaires et être incluse dans le budget de l'UE post-2020.

Italie. Interrogé sur l'éventualité d'une procédure de déficit excessif sur base de la dette contre l'Italie, le social-démocrate finlandais a estimé que, « dans chaque État membre, il faut respecter les règles qui ont été élaborées en commun ». Même si les gouvernements changent après les élections, les règles demeurent, a-t-il fait valoir.

Le respect des règles vaut pour les questions économiques et budgétaires, mais également pour les valeurs fondamentales. M. Rinne a ainsi vu d'un bon œil la proposition législative qui conditionne l'octroi de fonds européens au respect de l'État de droit par les États membres.

« Il est impossible pour moi d'expliquer à mes concitoyens issus d'un pays contributeur net au budget de l'UE que nous allons donner de l'argent à des pays qui ne se conforment pas aux principes de l'État de droit », a-t-il justifié.

Interrogé sur les nominations aux hautes fonctions européennes - présidences de la Commission européenne, du Conseil européen, du Parlement européen, de la BCE et Haut Représentant de l'UE aux Affaires étrangères - à pourvoir d'ici à l'automne, le Premier ministre espère qu'un consensus global sera trouvé dimanche 30 juin ou lundi 1er juillet. Il a rappelé que deux Finlandais - le gouverneur de la Banque de Finlande, Olli Rehn, et son prédécesseur, Erkki Liikanen, tous deux anciens commissaires européens - briguaient la présidence de la BCE.

Pour la première fois, le gouvernement finlandais a nommé une femme comme commissaire européenne membre de la Commission post-Juncker en la personne de Jutta Urpilainen, ancienne ministre des Finances. Elle remplacera Jyrki Katainen.

Climat. Désireux de s'impliquer pour faire avancer la lutte contre les dérèglements climatiques au niveau européen, M. Rinne tentera de convaincre « les trois pays » encore réticents à fixer à 2050 l'objectif de neutralité climatique pour l'Union européenne, en leur démontrant qu'un tel objectif leur permettra aussi de stimuler leur propre économie (EUROPE 12279/2).

Selon lui, ces pays ne sont pas totalement opposés à franchir le pas. Ils veulent d'abord savoir quel sera l'impact de cet objectif sur leur économie nationale.

Adopté par le gouvernement finlandais et présenté mercredi au Parlement national, le programme de la Présidence finlandaise du Conseil du deuxième semestre 2019 peut être consulté à la page suivante : http://bit.ly/2LjaIkx (Mathieu Bion)

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