Le bureau de l'Alliance des socialistes et démocrates pour l'Europe est au complet. Après avoir élu sa présidente la veille, le groupe a désigné, mercredi 19 juin, ses vice-président(e)s et son trésorier. Les vice-présidents sont chargés de coordonner les travaux du groupe sur les dossiers politiques et supervisent les questions qui intéressent plusieurs commissions parlementaires.
Il y avait une vingtaine de candidats pour neuf vice-présidences. On retrouve à ces postes des visages bien connus, comme l'ancien président de la commission des affaires économiques et monétaires, Roberto Gualtieri (Italie) ou de la commission du commerce international, Bernd Lange (Allemagne). L'ancienne ministre suédoise chargée de l'Asile et l'Immigration, Hélène Fritzon, est la seule à effectuer son premier mandat en tant qu'eurodéputée. Les autres vice-présidents sont : le Français Éric Andrieu, rapporteur sur l’un des trois dossiers de la PAC post-2020 (organisation commune de marché); la Maltaise Miriam Dalli, rapporteur sur le fond asile et migration; le travailliste britannique Claude Moraes, ancien rapporteur du Comité d'enquête sur la surveillance électronique de masse de citoyens de l'UE; l'ancienne ministre roumaine du Travail, Rovana Plumb; la Néerlandaise Kati Piri, qui a rédigé un rapport sur la Turquie, ou encore la Croate Biljana Borzan, qui a écrit un rapport d'initiative, durant la huitième législature, sur le gaspillage alimentaire.
L'ancien ministre finlandais des Finances, Eero Heinäluoma, nouvellement élu, a, quant à lui, été désigné trésorier du groupe.
Iratxe García Pérez ne transige pas sur la présidence la Commission
La toute nouvelle présidente du groupe S&D a, quant à elle, fait un second de point presse dans la matinée du 19 juillet, réitérant son soutien à une majorité progressive. Interrogée sur l'absence d'un nombre conséquent de femmes dans la course aux hautes fonctions européennes, elle a indiqué que sa famille politique « mettrait tout en œuvre pour éviter qu'il n'y ait aucune femme à des postes de responsabilité. » (Sophie Petitjean)