login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12268
Sommaire Publication complète Par article 15 / 29
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Le parlement britannique met en garde contre un accord commercial précipité avec les États-Unis

L'invitation du président des États-Unis, Donald Trump, à sceller entre les États-Unis et le Royaume-Uni, après son départ de l’UE, un « accord commercial phénoménal », a été accueillie avec une extrême prudence par le Parlement britannique.

En visite officielle à Londres ces 3 et 4 juin, M. Trump a rappelé ce mardi ses ambitions de sceller un accord global avec son partenaire britannique. Le président étatsunien s’est montré très tôt favorable à un Brexit sans accord, promettant en échange un accord transatlantique ambitieux. Si la Première ministre sortante, Theresa May, a confirmé la volonté de son pays de négocier un accord « ambitieux » avec Washington, la commission du Commerce international du Parlement britannique a estimé, pour sa part, que des négociations précipitées entre les deux parties seraient une « erreur catastrophique ».

« Ce serait une erreur catastrophique que le gouvernement se lance dans des négociations avec les États-Unis sans stratégie commerciale globale », a déclaré le président de la commission, Angus MacNeil.

Rappelant les résultats de l’enquête de sa commission sur ces relations commerciales bilatérales, il a souligné des enjeux « extrêmement complexes », outre les questions de normes agricoles.

Par ailleurs, les gains économiques que pourraient tirer les Britanniques d’un tel accord pourraient être négligeables, a-t-il aussi prévenu : « les propres chiffres du Trésor suggèrent qu’il pourrait générer des gains sur le PIB aussi faibles que 0,2% à long terme », souligne également le parlementaire écossais.

Et d’appeler le gouvernement à se poser une question « simple » : « une augmentation aussi négligeable vaut-elle vraiment la peine de mettre autant de secteurs de l'économie britannique sur la table ? »

Plusieurs personnalités politiques sont aussi montées au créneau pour la défense des services publics britanniques, en particulier le National Health Service, ou NHS, que le président Trump souhaiterait aussi voir sur la table des futurs pourparlers.

D’après des sources britanniques, les échanges commerciaux entre les deux pays s’élèvent à 200 milliards de livres par an.

Le rapport (en anglais) publié par la commission du Commerce international du Parlement britannique est disponible en suivant le lien : https://bit.ly/2DZlDL1 (Hermine Donceel)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES