06/05/2019 (Agence Europe) – La porte-parole du SEAE a condamné, le 3 mai, l’exécution, le 25 avril en Iran, de Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat, deux mineurs âgés de 17 ans, condamnés à mort au printemps 2017 pour plusieurs crimes, dont le viol. « Il s'agit de la première exécution documentée de mineurs en Iran depuis plusieurs années », a précisé la porte-parole dans son communiqué. Elle a regretté que l’article 91 du Code pénal iranien, qui autorise les juges à user de leur pouvoir discrétionnaire et à ne pas condamner à mort un enfant qui n'était pas en mesure de comprendre la nature et les conséquences du crime à l'époque, n’ait pas été utilisé, ajoutant que M. Sohrabifar avait été diagnostiqué comme étant déficient intellectuel. Elle a rappelé que les condamnations à mort et les exécutions de mineurs ou de délinquants juvéniles étaient incompatibles avec les obligations internationales de l'Iran. (CG)