La porte-parole du Service européen pour l’Action extérieure, Maja Kocijancic, a appelé, lundi 6 mai, au respect du cessez-le-feu négocié dans la nuit entre Israéliens et Palestiniens par l’entremise de l’Égypte.
Le calme semblait être revenu, lundi 6 mai, premier jour du ramadan, après l’entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, qui a mis fin à deux jours de tensions entre Palestiniens de la Bande de Gaza et Israël. Ces tensions auraient provoqué la mort de 25 civils et combattants du côté palestinien et de 4 civils du côté israélien.
Plus de 690 roquettes ont été tirées en 48 heures depuis Gaza, dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon l'armée israélienne. En représailles, cette dernière a frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique à Gaza.
« Il est particulièrement important que le cessez-le-feu soit respecté », a souligné Mme Kocijancic devant les médias. « Les Israéliens et les Palestiniens ont le droit de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité » et « seule une solution politique peut mettre fin à la violence », a-t-elle ajouté.
La veille, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, avait réaffirmé, dans un communiqué, le soutien « sans réserve » des Européens aux efforts égyptiens et onusiens afin de réduire les tensions, attendant des parties qu'elles collaborent avec eux pour rétablir le calme. « Avec la communauté internationale, nous continuerons d'œuvrer pour soulager tous ceux qui souffrent de ce conflit et de coopérer avec ceux qui servent la cause de la paix », avait-elle affirmé.
Elle avait exhorté à l’arrêt immédiat des tirs aveugles de roquettes lancées par des militants palestiniens à Gaza, des attaques qui « provoquent des souffrances indicibles pour les Israéliens et ne servent que la cause d'une violence sans fin et d'un conflit sans fin ». Pour Mme Mogherini, une nouvelle escalade des tensions risque d’inverser les efforts pour soulager les souffrances de la population de Gaza et met « encore plus en danger les perspectives de solutions à long terme, qui exigeront le retour de l'Autorité palestinienne à Gaza, des garanties de sécurité crédibles pour Israël et la levée des restrictions à l'accès et à la circulation ». (Camille-Cerise Gessant)