Le Groupe de contact international pour le Venezuela a appelé, mercredi 1er mai, le régime du président Nicolás Maduro et l'opposition politique menée par le président autoproclamé, Juan Guaidó, à faire preuve de « la retenue maximale ».
Cet appel fait suite aux affrontements entre les partisans des deux camps ayant suivi le lancement mardi de l'Operación Libertad par M. Guaidó, qui ont entraîné la mort de deux personnes et fait une centaine de blessés (EUROPE 12245/19).
Le groupe de contact, auquel participent huit États de l'UE et cinq pays d'Amérique latine, a réitéré sa volonté d'agir en faveur d'« une solution politique, pacifique, démocratique, décidée et mise en œuvre par les Vénézuéliens eux-mêmes » qui passera nécessairement par l'organisation d'élections présidentielles « libres et justes ». Il se réunira les 6 et 7 mai à San José (Costa Rica).
Sur le terrain, chaque camp rivalisait, jeudi 2 mai, pour démontrer que la population vénézuélienne l'avait choisi. M. Guaidó, dont l'initiative n'a pas réussi à couper le régime Maduro du soutien de l'armée vénézuélienne, a décrété la grève générale. Prêt à en découdre avec ce qu'il considère comme des traîtres à la patrie, M. Maduro s'affichait avec les forces armées bolivariennes pour convaincre qu'il contrôle encore le pays.
De passage à Bruxelles, Rick Perry, le secrétaire d'État américain à l'Énergie, a espéré que, sur la question vénézuélienne, « toute l’Europe est du côté des Américains et de tous ceux qui aiment la liberté ».
Les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (COPS) évoquaient la situation au Venezuela à l'heure où nous mettions sous presse. (Mathieu Bion)