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Bulletin Quotidien Europe N° 12197
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INSTITUTIONNEL / Ppe

La question de l'appartenance du Fidesz de Viktor Orbán au parti PPE à nouveau posée avec la nouvelle campagne hongroise 'anti-Juncker'

Plusieurs eurodéputés ont à nouveau interpellé le leader du groupe PPE, l'Allemand Manfred Weber, sur le maintien du parti Fidesz du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, au sein de la famille chrétienne-démocrate européenne, mardi 19 février, au lendemain du lancement en Hongrie d'une nouvelle campagne publique 'anti-Bruxelles' qui vise directement le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lui-même membre du PPE. 

La Néerlandaise Judith Sargentini (Verts/ALE), à l'origine du rapport du Parlement européen ayant déclenché la procédure 'article 7' sur le respect de l'État de droit en Hongrie (voir autre nouvelle et EUROPE 12094), et Guy Verhofstadt (ADLE, belge) ont notamment demandé d'agir conformément aux principes et valeurs de la famille PPE. 

« Que doit faire, pour l'amour du Ciel, un homme pour être expulsé d'un club, Manfred Weber ? », a interrogé Mme Sargentini, via Twitter

La campagne publique d'affichage représente le financier américain George Soros, cible régulière des attaques de M. Orbán, ainsi que M. Juncker sur le thème : 'Vous devez savoir ce que Bruxelles mijote'. 

Il est vrai, M. Soros a été plusieurs fois reçu à la Commission européenne, notamment dans le cadre de la procédure d'infraction visant la loi hongroise restreignant les activités des universités étrangères, dont celles de l'Université d'Europe centrale financée par M. Soros. L'affaire a été portée devant la Cour de justice de l'UE fin 2018 (EUROPE 11921). 

Mardi, la Commission, par la voix de son porte-parole Margaritis Schinas, a durement réagi à cette campagne qu'elle qualifie de « désinformation » pure et simple. « La campagne du gouvernement hongrois défie la raison. Il est choquant qu'une théorie conspirationniste aussi absurde soit diffusée à une telle ampleur », a-t-il déclaré. Et d'ajouter : « Ce n'est pas 'eux' contre nous ; il n'y a que l'Union européenne avec la Hongrie en tant que membre à part entière. Il est faux de dire que l'UE affaiblit la protection des frontières nationales, c'est le contraire. Il n'y a aucun plan généralisant les visas humanitaires, car les États membres décident à quel niveau ils veulent autoriser la migration légale. » 

Membre de la famille PPE, M. Juncker a déjà fait part de son malaise quant à l'appartenance du Fidesz au parti européen chrétien-démocrate. Cette question n'avait finalement pas été posée en novembre 2018 à Helsinki, lors du Congrès du PPE (EUROPE 12133). 

Le président du parti PPE, le Français Joseph Daul, a dénoncé « vigoureusement » via Twitter les attaques de la Hongrie à l'encontre de M. Juncker qui « s'est battu pour l'unité, la solidarité et la prospérité européennes dont toute l'UE, y compris la Hongrie, ont grandement bénéficié ». Et d'ajouter: « Au lieu de considérer Bruxelles comme l'ennemi fantôme, la Hongrie doit réaliser qu'elle en fait partie ». (Mathieu Bion)

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