La commission de la pêche du Parlement européen a approuvé (15 voix pour, 6 contre et 2 abstentions), mardi 19 février, le compromis entre institutions sur le plan pluriannuel de gestion des stocks démersaux en Méditerranée occidentale (EUROPE 12187).
Le plan offre une large souplesse aux États membres en termes de mesures à mettre en place pour sauver les stocks surexploités de poissons en Méditerranée.
Le PE adoptera ce plan lors de la session plénière d’avril.
Le plan prévoit de fixer des niveaux de mortalité par pêche conformes au RMD (rendement maximal durable) à atteindre progressivement d’ici 2020, lorsque cela est possible, et au plus tard le 1er janvier 2025. Normalement, la date butoir pour atteindre le RMD était 2020, objectif impossible à tenir s’agissant des stocks en Méditerranée (80 % des stocks sont surexploités).
Le plan « ne mettra pas fin à la surpêche d’ici 2020, mais repoussera l’échéance à 2025, en violation des règles de la politique commune de la pêche », proteste l’ONG Oceana, pour qui les gouvernements français, espagnol et italien, « fortement influencés par les industriels de la pêche, autorisent délibérément la surpêche ».
Le plan prévoit une interdiction des chaluts opérant dans les 6 milles marins de la côte, « sauf dans les zones situées à une profondeur supérieure à l’isobathe de 100 mètres pendant trois mois ». Le texte prévoit la possibilité d’établir d’autres zones de fermeture pour réduire d’au moins 20 % les prises de jeunes merlus. (Lionel Changeur)