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Bulletin Quotidien Europe N° 12168
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

L’UE doit aider davantage les pays africains à renforcer la paix et la sécurité, selon MM. Abani et Kouamé Kouassi

Le secrétaire général de la Communauté des États sahélo-sahariens, Ibrahim Sani Abani, et Patrice Kouamé Kouassi, député de Côte d’Ivoire, membre de la commission sur la défense et la sécurité, ont appelé l’UE, mercredi 9 janvier, à faire davantage pour aider les pays africains à rétablir la paix et la sécurité. Selon M. Abani, sur la zone Sahel-Grand Sahara, huit organisations constituent la « nébuleuse terroriste ». 

« Les crises et les conflits complexes ne doivent pas être traités seulement par les pays africains et le Conseil de sécurité des Nations Unies. Ils appellent à une mobilisation internationale, tant des États que des organisations internationales et des acteurs locaux », a expliqué le secrétaire général lors d’une conférence sur l’Afrique organisée au Parlement européen par le groupe CRE.

« Il faut s’organiser pour créer les conditions pour que la paix soit restaurée. Pour cela, il faut poursuivre les échanges au niveau des États et aussi avec l’UE, la Commission européenne, le Parlement européen et les autres partenaires pour voir comment contribuer, faire fonctionner une synergie pour que la paix et la sécurité internationale soient assurées », a-t-il plaidé. Selon M. Abani, il est essentiel de travailler ensemble, de voir les réponses que les États africains peuvent apporter. « Seuls, les pays africains ne peuvent pas répondre, c’est une question qui interpelle toutes les organisations internationales », a-t-il insisté. 

Toutefois, pour MM. Abani et Kouamé Kouassi il est important de travailler en amont. « Notre message est d’appeler vivement au renforcement de l’appui de l’UE dans le sens de la restauration de la paix, l’appui au développement économique et social [...] d’améliorer l’indice de développement humain, d’assurer la bonne gouvernance et de mieux traiter les changements climatiques », a détaillé le premier. Le secrétaire général a estimé qu'il y avait trois menaces principales à la paix et la stabilité en Afrique sahélo-saharienne : le terrorisme, mais aussi les trafics illicites, notamment de drogue, et le changement climatique.

« Le soutien opérationnel que l'UE donne aux pays africains [...] est une réponse en aval. Pour moi, il faudrait une réponse en amont pour ne pas arriver aux extrémités du terrorisme », a expliqué M. Kouamé Kouassi. Il s’est ainsi interrogé sur le soutien que pourrait apporter l’UE dans plusieurs domaines. Le député ivoirien a notamment cité le non-respect du résultat des élections, la non-application des règles internationales et nationales de lutte contre le terrorisme en raison de la corruption ou encore le non-respect des droits de l’homme et l’injustice sociale, qui sont, pour lui, des facteurs de radicalisation contre lesquels il faut lutter. 

« La seule réponse appropriée doit venir des Africains ; on ne peut pas la sous-traiter, mais il faut voir un soutien de l’UE en amont du terrorisme », a-t-il résumé. (Camille-Cerise Gessant)

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