Le Conseil des Affaires étrangères de l'UE a apporté, lundi 19 novembre, son soutien à la conférence ministérielle sur l'Afghanistan qui se tiendra les 27 et 28 novembre 2018.
Cette conférence sera « une occasion importante de faire le point sur l'état d'avancement des réformes arrêtées d'un commun accord depuis la conférence de Bruxelles de 2016 et d'établir un programme pour la paix, la stabilité et le développement durable tourné vers l'avenir », souligne-t-il dans ses conclusions.
Les ministres reviennent donc sur la nécessité de promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité. « L'UE soutient un processus de paix inclusif mené et pris en charge par l'Afghanistan, dans lequel le gouvernement et les talibans occupent une place centrale, qu'elle considère comme le seul moyen viable de parvenir à un règlement durable du conflit armé », selon eux. Ils appellent à la fin des violences et condamnent notamment celles qui ont entaché les élections législatives d’octobre (EUROPE 12123). Ainsi, le Conseil exhorte toutes les parties au conflit à entamer des négociations de paix formelles et rappelle leur responsabilité en matière de protection des civils.
Tous les pays voisins et acteurs régionaux doivent soutenir les efforts du gouvernement afghan pour promouvoir la paix et la stabilité et redoubler d'efforts pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme violent, exhortent les ministres.
Le Conseil revient aussi sur les droits de l'homme. Malgré les efforts entrepris, de « graves problèmes se posent toujours en [la] matière [...] et des efforts supplémentaires sont nécessaires pour veiller à ce qu'ils soient pleinement respectés », soulignent les ministres.
« Les réformes dans les domaines de l'État de droit, de la justice et de la lutte contre la corruption sont capitales », prévient le Conseil, appelant plus généralement Kaboul à poursuivre la mise en œuvre de l’agenda des réformes.
Des mesures pour assurer la sécurité, la transparence, la légitimité et la crédibilité des élections sont urgentes en perspective de l’élection présidentielle de 2019 pour laquelle « l'UE attend des partis politiques et des acteurs concernés [...] qu'ils soutiennent le processus démocratique et contribuent de façon constructive à la stabilité politique », selon les ministres.
Le Conseil met aussi l’accent sur les migrations, soulignant que la mise en œuvre effective de l'Action conjointe UE-Afghanistan pour le futur et celle des accords bilatéraux avec les États membres « devaient se poursuivre sans relâche ». (Camille-Cerise Gessant)