Le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, a indiqué, lundi 19 novembre à Bruxelles, qu’un groupe de haut niveau pour analyser le secteur du sucre serait organisé prochainement. Il sera composé de hauts fonctionnaires des pays de l’UE et de la Commission européenne.
La Commission a fait cette annonce pour répondre aux préoccupations exprimées lors du Conseil 'Agriculture' d’octobre (EUROPE 12117). Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont débattu, lundi, de la situation des marchés agricoles.
L’Italie avait demandé à la Commission d'activer les mesures nécessaires pour équilibrer le marché à court et moyen terme, en particulier des aides au stockage privé et d’éventuelles mesures dites ‘exceptionnelles’ (prévues dans le règlement sur l’organisation commune de marché). L’Italie est « très préoccupée » par la situation du secteur du sucre (excédents). Plusieurs ministres ont soutenu les requêtes italiennes, dont la Grèce, la Belgique, la Roumanie, l’Espagne, la Slovénie, la République tchèque, la Hongrie. Le commissaire Hogan a répété que, selon lui, l’aide au stockage privé n’est pas la solution au problème, car « cela enverrait un mauvais signal au marché et cela retarderait le processus naturel d’adaptation qui est nécessaire ». De plus, l’aide au stockage privé serait coûteuse et peu efficace, selon la Commission. L’Allemagne s’est prononcée contre l’activation de cette mesure de soutien, tout comme la République tchèque, qui préfère un soutien direct aux producteurs.
La viande porcine a été évoquée par la République tchèque et l’Italie, notamment.
Plusieurs pays (France, pays baltes…) ont évoqué l’impact de la sécheresse sur les céréales.
Pommes, commerce, olives. Pologne et Slovénie ont évoqué les difficultés dans le secteur des pommes (prix bas) et la Belgique a parlé des problèmes pour les pommes et les poires. La France a parlé du secteur de l’élevage et a évoqué la vigilance à avoir dans les négociations sur les accords commerciaux. La Belgique a demandé une nouvelle étude d’impact cumulatif sur les effets des accords commerciaux.
L’Espagne a évoqué les olives d’Andalousie (EUROPE 12121). Les services de la Commission évaluent le besoin de déposer une plainte devant l’OMC (Organisation mondiale du commerce) contre les droits antidumping et compensateurs appliqués de façon définitive par les États-Unis depuis le 1er août sur les importations d’olives noires espagnoles. (Lionel Changeur)