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Bulletin Quotidien Europe N° 12138
INSTITUTIONNEL / Budget

Le PE attend avec impatience la position du Conseil sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027

Le Parlement européen est prêt à négocier avant les élections de mai un accord avec le Conseil sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE, « mais pas à n’importe quel prix », a lancé, mercredi 14 novembre à Strasbourg, le président de la commission des budgets du PE, Jean Arthuis (ADLE, français). 

Le PE a adopté, mercredi 14 novembre, sa position sur le CFP 2021-2027, prévoyant des dépenses représentant 1,3 % du revenu national brut (RNB) de l'UE (EUROPE 12137). 

L’objectif de la Commission européenne - soutenu par le PE en tant qu’institution - d’arriver à un accord sur le CFP 2021-2027 avant les élections européennes de mai, semble inatteignable. 

Jean Arthuis a expliqué à la presse, jeudi après le vote, qu’il n’était « pas question, pour le PE, de mettre en priorité le calendrier par rapport au contenu de ce budget ». « Le Conseil doit prendre en considération cette position », a-t-il dit. 

Jean Arthuis a insisté sur le besoin d’associer les ressources propres nouvelles et les dépenses du CFP. Il a rappelé que, si le PE doit donner ou non son consentement au règlement sur le CFP 2021-2027 décidé à l’unanimité au Conseil, les bases juridiques qui en découlent sur les programmes « sont décidées en codécision par le PE et le Conseil »

Le rapporteur, Jan Olbrycht (PPE, polonais), a expliqué que le PE, en adoptant sa position, a décidé « d’être actif et de ne pas attendre de manière passive que les propositions émanent du Conseil »

Une grave régression. L’eurodéputée Isabelle Thomas (S&D, française), aussi rapporteur sur le CFP, a relevé que plus de deux tiers des membres du PE ont voté en faveur du rapport sur la position du PE (donc une large majorité) et elle a remercié le groupe Verts/ALE qui a « participé à ce compromis »

Le PE essaye de répondre aux préoccupations des citoyens, alors que le Conseil « a une tout autre approche ». Mme Thomas estime que « le CFP qu’il nous prépare est une diminution. La proposition du Conseil serait autour de 1 % du RNB, c’est une régression grave », a-t-elle lancé. Elle s’attend à des négociations musclées et difficiles avec le Conseil sur le prochain CFP. (Lionel Changeur)

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