Le général Michail Kostarakos, président permanent du Comité militaire de l’UE, a estimé, jeudi 25 octobre, que la mobilité militaire en Europe était un grand succès pour l’UE.
« Un grand succès pour l'UE », a expliqué le général devant la presse à l’issue de deux jours de réunion du Comité militaire, à Bruxelles. « Nous sommes très optimistes, cela va très rapidement et de manière très efficace », a-t-il ajouté, précisant que la partie militaire avait fait son travail et qu’il appartenait désormais aux politiques de prendre les décisions finales.
Le général a expliqué pourquoi l’UE réussissait là où l’OTAN avait échoué. « Pendant des années, l'OTAN a travaillé à la mobilité militaire sans succès. La raison en est très simple : l’OTAN est une alliance militaire et elle abordait toute la question en termes militaires. Lorsque celle-ci a été remise à l'UE, l'UE a adopté une approche intégrée », a-t-il expliqué. Selon le général, la mobilité militaire ne concernait pas seulement le mouvement des troupes, mais aussi des questions de fiscalité, de législation, des questions constitutionnelles et économiques, des douanes. « Tout cela ne peut être résolu par une alliance militaire. Nous avons notre propre approche, une approche globale, nous croyons que nous avons résolu le problème », a-t-il ajouté.
La Commission a lancé, en octobre 2010, sa feuille de route pour faciliter la mobilité militaire (EUROPE 11902). Cette mobilité fait aussi l’objet d’un projet dans le cadre de la Coopération structurée permanente et de la coopération entre l’UE et l’OTAN (EUROPE 12061).
M. Kostarakos a expliqué qu’il n’y avait pas de problème dans le domaine militaire entre l’OTAN et l’UE, rejetant les prétendus problèmes de duplication et de frictions dues à ces duplications. Selon lui, l’Union et l’Alliance sont « deux animaux différents », l’une étant une alliance militaire et l’autre une organisation politique et financière avec un domaine militaire. Il a cependant regretté « de ne pas avoir pu faire plus avec l’OTAN », ajoutant que le général italien Claudio Graziano, qui prendra sa relève au poste de président permanent du Comité militaire, le 6 novembre, « travaillera pour surmonter les obstacles à une plus grande coopération ». (Camille-Cerise Gessant)