Les représentants de treize juridictions - Canada, Australie, Brésil, Chili, Union européenne, Japon, Kenya, Corée du Sud, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Singapour, Suisse - ainsi que le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, se sont penchés, jeudi 25 octobre, sur les modalités de réforme de l’organisation chargée de réguler le commerce mondial.
Jim Carr, ministre canadien de la Diversification du commerce international, n’avait pas convié à cette réunion les représentants de la Chine ni des États-Unis.
« La réunion ministérielle sur la réforme de l’OMC [...] est un rassemblement de ministres du commerce aux vues similaires, qui sont déterminés à trouver des idées créatives et tangibles pour relever les défis que l’OMC doit affronter et à démontrer que la réforme est non seulement possible, mais nécessaire et réalisable », a-t-il déclaré.
L’agenda des ministres s’articulait autour de trois sessions de réflexion : - l’amélioration de l'efficacité des fonctions de surveillance et de transparence de l'OMC ; - la sauvegarde du règlement des différends ; - la création de règles commerciales adaptées au 21e siècle.
L’OMC est sous pression pour se réformer au risque de se voir marginalisée.
La Commission européenne avait mis sur la table le 18 septembre sa propre vision de la réforme de l’Organisation (EUROPE 12098). Elle travaille également avec ses partenaires japonais et américain (EUROPE 12014) avec qui elle prépare deux textes, sur la transparence et la notification, ainsi que sur la réforme de l’Organe d’appel ('Appellate Body'). (Hermine Donceel)